Les feuilles sont ratiboisées

Ce sont des voraces les larves des mouches à scie ! Elles ont nettoyé les feuilles des saules ! Il ne reste que la nervure centrale.

Tenthrèdes au travail

Ce sont de petits hyménoptères, connus aussi sous le nom de tenthrèdes. La famille est grande : on en compte 800 espèces différentes, ressemblant à un mélange de guêpe et de mouche. La femelle dépose ses oeufs dans les végétaux à l'aide de son appareil de ponte qui ressemble à une petite scie.

Les larves ont l'allure de chenilles, mais n'en sont pas. Trop de pattes et, de toute façon, l'adulte n'est pas un papillon ! Elles se nourrissent du limbe des feuilles, laissant la nervure centrale. Et elles agissent souvent en communauté, "nettoyant" ainsi le végétal pris pour cible. Elles apprécient les rosiers, groseilliers, millepertuis, géraniums, oseilles, pommiers, aulne, peupliers...

La position qu'elles adoptent, quand elles se sentent menacées, est caractéristique : elles forment un S.

 Quand elles se sentent menacées L'attaque de l'an dernier

Les tenthrèdes ne sont pas les seules à s'intéresser à mes saules. J'ai remarqué d'autres chenilles, des vraies cette fois, qui ne ressemblaient pas aux autres. Beaucoup plus discrètes, moins nombreuses, moins agitées, ce sont des chenilles de découpures. C'est un papillon nocturne de 4 à 5 cm d'envergure de la famille des noctuelles. La larve vit sur les saules. L'origine de son nom est liée à la forme très découpée de ses ailes. 

Une chenille de découpure Chenille de découpure

Mais qu'est-ce que je vais faire contre ces ravageurs ?

J'ai pris un gant dans chaque main et j'ai écrasé les larves de tenthrèdes. Quand j'ai eu l'impression de ne pas pouvoir toutes les éradiquer de cette façon, j'ai pulvérisé sur celles qui restaient du savon noir (j'ai toujours un pulvérisateur à main prêt à servir). J'ai terminé le massacre avec les gants le lendemain. J'avais l'impression qu'il y en avait un peu moins, mais je ne pourrais l'affirmer !  Les chenilles de découpure étaient vraiment peu nombreuses.

J'aurais pu, aussi, utiliser une macération de rue. Si vraiment l'infestation était importante, une pulvérisation d'une solution savonneuse au pyrèthre ou à la nicotine était possible ou, encore, une émulsion d'huile végétale à 1 %. Les chenilles jeunes sont plus sensibles aux différents traitements : on a tout intérêt à les détruire quand elles sont jeunes et avant qu'elles aient fini leur travail !